Ménopause · Resvératrol · Curcumine

La fenêtre des deux ans : Ce qu’un long essai sur le resvératrol a mesuré chez les femmes ménopausées (et l’étude pilote sur la curcumine qui a suivi)

Temps de lecture : 9 minutes · Nutriop Longevity
Une haute fenêtre à l’aube, où une lumière rose et prune tombe en deux pans distincts sur un rebord accueillant un pied de vigne et une racine de curcuma fraîche.



Chapitre 1

Deux ans, un seul groupe de femmes


Dans la ville de Newcastle, sur la côte est de l’Australie, 125 femmes ont avalé une petite gélule deux fois par jour pendant deux ans. Pendant l’une de ces deux années, la gélule contenait du resvératrol, le polyphénol surtout connu pour sa présence dans la peau du raisin. Pendant l’autre, elle ne contenait aucune substance active. Aucune ne savait quelle année était laquelle.

C’est demander à quiconque une patience peu commune. La plupart des études sur les compléments alimentaires durent huit ou douze semaines et ne mesurent, pour la plupart, qu’une seule chose. Celle-ci a duré 24 mois et a mesuré les capacités de réflexion, le flux sanguin vers le cerveau, des marqueurs sanguins, les os et le quotidien des femmes après la ménopause.

Les participantes avaient entre 45 et 85 ans, et toutes étaient ménopausées. Les chercheurs ont baptisé l’étude RESHAW, pour Resveratrol for Healthy Ageing in Women (le resvératrol pour bien vieillir au féminin), et ses résultats ont été publiés dans quatre articles entre 2020 et 2021.

La plupart des essais cherchent à savoir ce qui se passe en quelques semaines. Celui-ci posait une autre question : que se passe-t-il lorsqu’une femme prend la même petite dose, chaque jour, pendant une année entière, et que l’on compare cette année à une année sans ?

Dans cet article, nous parcourons cet essai tel que ses auteurs l’ont rapporté : sa conception, ce qui s’est amélioré, l’ampleur des changements et ce que les femmes elles-mêmes en ont dit. Nous passons ensuite à la curcumine, le composé doré du curcuma, et aux premiers petits essais qui l’ont testée chez des femmes ménopausées. Vous verrez aussi précisément où s’arrêtent les données.


Section 1

Pourquoi le plan croisé fait la différence


RESHAW reposait sur ce que les scientifiques appellent un plan croisé (ou « cross-over »). Au lieu de répartir les femmes entre un groupe resvératrol et un groupe placebo pour toute la durée de l’étude, on a fait passer à chaque femme 12 mois sous l’un, puis 12 mois sous l’autre. La moitié a commencé par le resvératrol, l’autre moitié par le placebo, et l’ordre a été tiré au sort.

L’avantage est simple. Quand on compare deux groupes de personnes différents, une partie de l’écart observé peut venir des personnes elles-mêmes : alimentation, sommeil, gènes, point de départ. Quand chaque femme est comparée à elle-même, une grande partie de ce bruit de fond s’annule.

Le prix à payer, c’est le temps. Un essai croisé qui accorde une année entière à chaque phase exige deux ans par participante, sans compter la patience de toutes les personnes impliquées. C’est en partie pourquoi les longs essais croisés sur des compléments alimentaires sont rares, et pourquoi celui-ci mérite d’être lu sans se presser.

Détail Essai RESHAW
Qui 125 femmes ménopausées, âgées de 45 à 85 ans
Où Université de Newcastle, Australie
Plan Essai croisé randomisé, en double aveugle, contrôlé contre placebo
Durée 24 mois : 12 mois de resvératrol, 12 mois de placebo
Dose 75 mg de trans-resvératrol, deux fois par jour (150 mg par jour)
Critère principal Performance cognitive globale
Une même fenêtre vue en deux saisons côte à côte : une pâle lumière de printemps sur le carreau de gauche et une chaude lumière d’automne sur celui de droite.

Un seul groupe de femmes, deux phases de douze mois : chaque femme est devenue son propre point de comparaison.


Section 2

Une dose modeste, prise deux fois par jour


La dose était volontairement faible : 75 mg de trans-resvératrol, pris deux fois par jour, soit 150 mg au total par jour. Le resvératrol utilisé était un ingrédient commercial de haute pureté, et son fabricant a fait connaître les résultats à leur parution, ce qu’il est bon de savoir, comme pour toute étude ayant un lien avec l’industrie.

Pourquoi si peu, alors que certains compléments en contiennent plusieurs fois plus ? La conception même de l’essai donne la réponse : une dose que l’on peut prendre sans difficulté, chaque jour, pendant deux ans, ne répond pas au même objectif qu’une dose censée produire le plus grand effet possible en quelques semaines.

Gardez ce chiffre en tête. Il comptera plus loin, lorsque nous comparerons l’essai avec ce que contient un flacon en rayon.


Section 3

Ce que les chercheurs voulaient mesurer


L’essai était construit autour d’une question principale : chez les femmes ménopausées, une dose quotidienne modeste de resvératrol modifie-t-elle leurs capacités de réflexion, mesurées par une batterie standard de tests de mémoire et de raisonnement ?

En parallèle, l’équipe a mesuré par échographie la facilité avec laquelle les vaisseaux sanguins qui irriguent le cerveau se dilatent lorsqu’on les sollicite. Elle a aussi prélevé des échantillons de sang à jeun, mesuré la densité osseuse et soumis aux femmes des questionnaires détaillés sur leur bien-être, leurs douleurs et leurs symptômes liés à la ménopause.

Voilà pourquoi un seul essai a donné lieu à quatre articles. Le premier rendait compte de la mi-parcours. Le deuxième, des deux années complètes pour la cognition et le flux sanguin. Le troisième s’intéressait au ressenti des femmes. Le quatrième, aux os. Nous les suivrons dans cet ordre.

Ce que ce chapitre peut vous apprendre, et ce qu’il ne peut pas vous dire

Jusqu’ici, nous n’avons décrit que la conception de l’essai. Un long essai croisé, randomisé et contrôlé contre placebo est un plan solide pour étudier des compléments, mais cela reste un seul essai, dans une seule ville, avec une seule dose d’une seule forme de resvératrol. Tout ce qui suit doit être lu en gardant cela à l’esprit.



Chapitre 1 · 3 questions

Testez votre QI de longévité : quiz express du Chapitre 1

Question 1

Combien de femmes ménopausées ont participé à l’essai croisé RESHAW de deux ans ?

A

40

B

84

C

125

D

1 000

Afficher la réponse

Bonne réponse : C.

Au total, 125 femmes ménopausées âgées de 45 à 85 ans ont participé à l’essai, mené à l’Université de Newcastle, en Australie.

Question 2

Que signifie un plan croisé dans cet essai ?

A

Les femmes ont été réparties en deux groupes pour toute la durée des deux ans

B

Chaque femme a pris du resvératrol pendant une année et un placebo pendant l’autre, dans un ordre tiré au sort

C

Deux doses différentes ont été comparées

D

Il n’y avait pas de placebo

Afficher la réponse

Bonne réponse : B.

Chaque femme a passé 12 mois sous resvératrol et 12 mois sous placebo : elle est ainsi devenue son propre point de comparaison.

Question 3

Quelle dose quotidienne de resvératrol les femmes prenaient-elles ?

A

10 mg une fois par jour

B

1 g une fois par jour

C

2 g répartis en quatre prises

D

75 mg deux fois par jour

Afficher la réponse

Bonne réponse : D.

Les femmes prenaient 75 mg de trans-resvératrol deux fois par jour, soit 150 mg au total, une dose choisie pour pouvoir être prise sans difficulté pendant des années.




Chapitre 2

Ce que deux années ont mesuré


Quand l’aveugle a été levé et que les deux années ont été comparées, le résultat principal allait dans une seule direction. Pendant l’année sous resvératrol, les scores cognitifs globaux des femmes étaient meilleurs que pendant l’année sous placebo.

Les chercheurs l’ont résumé par une amélioration de 33 % de la performance cognitive globale par rapport au placebo. Ce chiffre mérite une lecture attentive, et c’est ce que nous allons faire.


Section 1

Performances cognitives : un effet réel, mais de faible ampleur


Ces 33 % expriment l’écart de progression du score composite entre l’année sous resvératrol et l’année sous placebo. Cela ne signifie pas que les femmes sont devenues un tiers plus vives d’esprit. En termes statistiques, les tailles d’effet rapportées par les auteurs étaient faibles, dans la fourchette que les scientifiques qualifient généralement de modeste.

Faible ne veut pas dire insignifiant. Dans un long essai, un léger déplacement, constant et dans le même sens, au sein d’un groupe important, est exactement ce que l’on attend d’une intervention douce et quotidienne, plutôt que d’un médicament. C’est aussi le genre de résultat facile à exagérer ; nous ne le ferons donc pas.

En résumé, et en toute honnêteté : sur deux ans, le resvératrol a fait évoluer les scores cognitifs dans le bon sens, légèrement, et davantage que le placebo.

Le résultat gagnait en intérêt quand on regardait d’où il venait. En y regardant de plus près, l’équipe a constaté que les femmes de 65 ans et plus progressaient le plus en mémoire verbale, c’est-à-dire la capacité à apprendre et à se rappeler des mots et des informations entendues. Les femmes plus jeunes de l’étude n’ont pas montré le même gain relatif dans ce domaine.

Dessin au trait délicat d’un cerveau et de ses vaisseaux sanguins ramifiés, tracé dans une lumière rose sur un fond pâle.

L’essai a mesuré à la fois les capacités cognitives et la réactivité des vaisseaux qui irriguent le cerveau.


Section 2

Les douze premiers mois allaient déjà dans le même sens


Avant la fin du plan croisé, l’équipe a publié une analyse intermédiaire de la première année, comparant les femmes qui avaient commencé par le resvératrol à celles qui avaient commencé par le placebo. Cette analyse portait sur 129 femmes.

Dès ce stade, le groupe resvératrol obtenait déjà de meilleurs résultats en performance cognitive globale que le groupe placebo. L’analyse complète sur deux ans a ensuite confirmé cette tendance, chaque femme étant comparée à elle-même.

Deux analyses d’un même essai ne valent pas deux essais indépendants. Mais quand le résultat à mi-parcours et le résultat final concordent, c’est rassurant : le constat n’est pas apparu seulement à la faveur d’un découpage particulier des données.


Section 3

Le flux sanguin cérébral et l’insuline à jeun


Le deuxième volet de l’essai portait sur la réactivité cérébrovasculaire : la facilité avec laquelle les vaisseaux qui alimentent le cerveau se dilatent lorsqu’ils sont sollicités. L’équipe l’a mesurée par échographie pendant que les femmes respiraient un air légèrement enrichi en dioxyde de carbone, une méthode classique pour inviter ces vaisseaux à s’ouvrir.

Pendant l’année sous resvératrol, cette réactivité s’est améliorée par rapport à l’année sous placebo. Les auteurs y ont vu un lien plausible entre le composé et les résultats cognitifs, même si un essai de ce type ne peut pas prouver quel changement a entraîné l’autre.

Les prises de sang à jeun ont ajouté un signal de plus : l’insuline à jeun était plus basse pendant l’année sous resvératrol. Il s’agit d’un résultat secondaire, mesuré en marge de la question principale plutôt que comme son objectif, et c’est dans cet esprit que nous le rapportons.

Si vous avez lu notre précédent article sur ce que les essais sur les polyphénols ont observé au niveau de la paroi interne des artères, vous retrouvez ici la même famille de composés, vue sous un autre angle : non plus les artères en général, mais un groupe précis de femmes, sur une période bien plus longue.


Section 4

Pourquoi les femmes de plus de 65 ans se distinguent


Les résultats par sous-groupe appellent toujours à la prudence. Découpez n’importe quel essai en suffisamment de groupes, et l’un d’eux paraîtra remarquable par simple hasard. Le schéma observé ici mérite pourtant l’attention, car il rejoint la question même de l’essai : les gains en mémoire verbale étaient les plus importants chez les femmes les plus âgées, celles qui abordaient l’essai à un âge où la mémoire a souvent le plus besoin de soutien.

Pour une lectrice sexagénaire ou septuagénaire, le message concret est modeste, mais clair. Dans cet essai, les femmes de votre âge formaient le groupe chez qui le resvératrol a fait la différence la plus visible sur la mémoire verbale en un an. C’est une raison de s’y intéresser, pas une promesse.

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Chaque portion de deux gélules apporte 500 mg de trans-resvératrol et 500 mg de curcumine liposomale, ainsi que de la quercétine, de la fisétine et de la pipérine. 60 gélules : 30 jours de prise à raison de deux gélules par jour.

Pour qui : les adultes qui souhaitent réunir les deux composés de cet article dans une seule routine quotidienne, et qui comptent s’y tenir pendant des mois plutôt que des semaines.

Les essais présentés dans cet article ont utilisé le resvératrol seul (150 mg par jour) ou la curcumine seule, à des doses différentes, et n’ont pas testé cette association.

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Chapitre 2 · 3 questions

Testez votre QI de longévité : quiz express du Chapitre 2

Question 1

Comment la performance cognitive globale a-t-elle évolué pendant l’année sous resvératrol par rapport à l’année sous placebo ?

A

Elle s’est dégradée

B

Elle n’a pas changé

C

Elle s’est améliorée, avec une faible taille d’effet

D

Elle a doublé

Afficher la réponse

Bonne réponse : C.

Les auteurs ont rapporté une amélioration de 33 % du score global par rapport au placebo, ce qui correspond à une faible taille d’effet, et non à un doublement des capacités.

Question 2

Quel groupe a le plus progressé en mémoire verbale ?

A

Les femmes de 65 ans et plus

B

Les femmes de moins de 50 ans

C

Les hommes

D

Personne n’a progressé

Afficher la réponse

Bonne réponse : A.

Les gains en mémoire verbale étaient les plus importants chez les femmes de 65 ans et plus, le groupe dont la mémoire a généralement le plus besoin de soutien.

Question 3

Quelle mesure sanguine était également plus basse pendant l’année sous resvératrol ?

A

Le fer

B

L’insuline à jeun

C

La vitamine D

D

Le sodium

Afficher la réponse

Bonne réponse : B.

L’insuline à jeun était plus basse pendant l’année sous resvératrol. Il s’agissait d’un résultat secondaire, mesuré en marge de la question principale.



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Lisez attentivement les deux chapitres suivants. Obtenez au moins 4 sur 5 au quiz final de maîtrise en bas de page, et nous débloquerons une récompense pensée pour la lectrice ou le lecteur qui a suivi un essai de deux ans du début à la fin, accompagnée d’un code privé qui n’apparaît jamais sur nos pages publiques. Votre code de récompense est valable du 1er au 15 novembre 2026.

Toutes les réponses se trouvent dans les chapitres qui suivent…

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Chapitre 3

Ce que les femmes ont dit ressentir


Les chiffres d’un test de mémoire sont une chose. Ce qu’une femme ressent un mardi ordinaire en est une autre. L’équipe de RESHAW s’est intéressée aux deux, et le troisième article issu de l’essai porte sur le second.

Pendant l’essai, les femmes ont rempli des questionnaires détaillés sur leur bien-être général, leurs douleurs corporelles et les symptômes que beaucoup de femmes reconnaissent dans les années qui suivent la ménopause.


Section 1

Bien-être et symptômes somatiques


Par rapport à l’année sous placebo, les femmes ont fait état d’un meilleur bien-être général pendant l’année sous resvératrol. Elles ont aussi signalé moins de douleurs corporelles et moins de symptômes somatiques de la ménopause, c’est-à-dire le versant physique des symptômes, comme les douleurs musculaires et articulaires, par opposition aux symptômes liés à l’humeur ou vasomoteurs.

Il ne s’agissait pas des critères principaux de l’essai, et ces résultats reposaient sur l’auto-évaluation plutôt que sur une analyse de sang ou un examen d’imagerie. L’auto-évaluation compte pourtant. Un complément qui fait bouger une valeur de laboratoire sans que la femme se sente différente est moins intéressant qu’un complément dont les femmes elles-mêmes ont remarqué l’effet, même modeste.

Personne n’avait dit aux femmes laquelle des deux années était celle du resvératrol. Tout ce qu’elles ont remarqué, elles l’ont remarqué sans savoir si elles en prenaient.

Un carnet ouvert aux pages blanches et une tasse de thé sur un rebord de fenêtre ensoleillé, tôt le matin.

Le bien-être a été mesuré au moyen de questionnaires que les femmes ont remplis tout au long des deux années.


Section 2

Un mot sur les os


Le quatrième article portait sur les os. Après les 12 premiers mois, la densité minérale osseuse du bas de la colonne vertébrale et de la hanche avait légèrement augmenté dans le groupe resvératrol par rapport au placebo. C’est un résultat isolé, issu d’un essai qui n’avait pas été conçu autour des os : nous n’en dirons donc pas plus.


Section 3

Ce que « critère secondaire » signifie pour vous


Vous croiserez l’expression critère secondaire dans presque tous les comptes rendus d’essais. Elle désigne simplement un résultat que l’essai n’avait pas pour objectif principal de tester. La question principale bénéficie d’un calcul rigoureux de la taille de l’échantillon ; les questions secondaires suivent le mouvement.

Cela a deux conséquences. D’abord, les résultats secondaires risquent davantage que le résultat principal d’être dus au hasard, surtout lorsqu’on en mesure beaucoup. Ensuite, c’est souvent d’eux que viennent les pistes les plus utiles pour l’essai suivant.

Pour lire le Chapitre 3 avec justesse, retenez donc ceci : le résultat principal de RESHAW portait sur la cognition. Les résultats sur le bien-être, les symptômes et les os sont des indices encourageants issus du même essai, mené avec soin. Aucun d’eux, à lui seul, ne justifierait une affirmation forte, et nous n’en faisons pas.

Résultat RESHAW Type Comment le lire
Performance cognitive globale Critère principal Amélioration par rapport au placebo ; effet faible
Mémoire verbale, femmes de 65 ans et + Sous-groupe Gains les plus importants ; intéressant, à confirmer
Réactivité des vaisseaux sanguins cérébraux Secondaire Amélioration par rapport au placebo
Insuline à jeun Secondaire Plus basse que sous placebo
Bien-être, douleur, symptômes somatiques Secondaire (questionnaires) Meilleurs que sous placebo
Densité osseuse, colonne et hanche Secondaire (12 mois) Légère hausse par rapport au placebo


Chapitre 3 · 3 questions

Testez votre QI de longévité : quiz express du Chapitre 3

Question 1

Qu’ont rapporté les femmes pendant l’année sous resvératrol par rapport à l’année sous placebo ?

A

Plus de fatigue

B

Aucune différence

C

Un sommeil de moins bonne qualité

D

Un meilleur bien-être général et moins de symptômes somatiques de la ménopause

Afficher la réponse

Bonne réponse : D.

Dans les questionnaires, les femmes ont fait état d’un meilleur bien-être, de moins de douleurs corporelles et de moins de symptômes somatiques de la ménopause pendant l’année sous resvératrol.

Question 2

Qu’est-il arrivé à la densité minérale osseuse de la colonne et de la hanche après 12 mois sous resvératrol ?

A

Elle a fortement baissé

B

Elle a légèrement augmenté par rapport au placebo

C

Elle n’a pas été mesurée

D

Elle a doublé

Afficher la réponse

Bonne réponse : B.

La densité osseuse du bas de la colonne et de la hanche a légèrement augmenté par rapport au placebo après 12 mois : un résultat secondaire isolé.

Question 3

Qu’est-ce qu’un critère secondaire ?

A

Un résultat que l’essai n’avait pas pour objectif principal de tester

B

Le résultat le plus important d’un essai

C

Un résultat issu d’études sur l’animal

D

Un résultat qui a été réfuté

Afficher la réponse

Bonne réponse : A.

Les critères secondaires sont mesurés en marge de la question principale. Ils peuvent fournir des pistes utiles, mais risquent davantage que le résultat principal de refléter le hasard.




Chapitre 4

La curcumine entre en scène


Le resvératrol a eu son essai de deux ans. La curcumine, le composé jaune vif de la racine de curcuma, en est à une étape plus précoce du même parcours. Ses premiers essais chez des femmes ménopausées sont petits et courts, mais ils posent d’autres questions, et c’est ce qui les rend intéressants à connaître.


Section 1

L’étude pilote de 2026 : moins de bouffées de chaleur


En 2026, une équipe de recherche thaïlandaise a publié un essai pilote randomisé, contrôlé contre placebo, mené auprès de 40 femmes ménopausées. Pendant 12 semaines, la moitié d’entre elles ont pris 1 000 mg de curcuminoïdes par jour et l’autre moitié un placebo.

Au fil de ces semaines, les femmes qui prenaient des curcuminoïdes ont eu environ sept bouffées de chaleur de moins par semaine que celles sous placebo. Pour quiconque a vécu avec des bouffées de chaleur fréquentes, sept par semaine n’est pas un chiffre anodin.

C’est aussi une étude pilote. Quarante femmes, douze semaines, un seul centre. Les essais pilotes servent à déterminer si un essai plus vaste vaut la peine d’être mené, et celui-ci suggère que oui. Il ne tranche pas la question.

Gros plan d’une racine de curcuma fraîche coupée en deux, à côté d’un petit tas de poudre dorée, dans une douce lumière matinale.

La curcumine, issue de la racine de curcuma, en est à un stade de recherche plus précoce chez les femmes ménopausées.


Section 2

L’essai de huit semaines, et pourquoi le groupe placebo compte


Un essai antérieur, mené en Iran, a testé 500 mg de curcumine deux fois par jour pendant huit semaines chez des femmes ménopausées en bonne santé, aux côtés d’un groupe vitamine E et d’un groupe placebo. Ni les femmes ni les chercheurs ne savaient qui prenait quoi.

Dans le groupe curcumine, deux marqueurs sanguins ont baissé : la hs-CRP (CRP ultrasensible), un marqueur sensible de l’inflammation de bas grade, et le MDA (malondialdéhyde), un marqueur du stress oxydatif. Ce sont des mesures, pas des symptômes, mais elles montrent que le composé produisait un effet mesurable dans l’organisme.

C’est sur les symptômes que cet essai livre sa leçon la plus utile. Les scores de symptômes de la ménopause ont baissé dans tous les groupes, y compris sous placebo. Le simple fait de participer à un essai, d’être interrogée sur ses symptômes et d’être suivie avec attention peut suffire pour que l’on se sente mieux.

Un groupe placebo n’est pas là pour mettre le traitement en valeur. Il est là pour montrer quelle part d’une amélioration se serait produite de toute façon.

C’est précisément pour cela que nous renvoyons sans cesse, tout au long de cet article, à la comparaison avec le placebo. Un résultat ne compte que s’il dépasse ce qu’a vécu le groupe placebo, et c’est l’ampleur de cet écart qui constitue le véritable résultat.


Section 3

Ce qui n’a pas été testé


C’est ici que s’arrêtent les données. À notre connaissance, aucun essai n’a testé le resvératrol et la curcumine ensemble chez des femmes ménopausées. Les résultats sur le resvératrol proviennent d’un long essai portant sur 150 mg par jour de resvératrol seul. Ceux sur la curcumine proviennent d’essais courts sur la curcumine seule.

Les doses diffèrent aussi de celles des produits disponibles dans le commerce. Notre Resveratrol PLUS apporte 500 mg de trans-resvératrol et 500 mg de curcumine liposomale par portion de deux gélules, ainsi que de la quercétine, de la fisétine et de la pipérine. C’est plus de resvératrol que dans RESHAW, une autre forme de curcumine que dans les études pilotes, et une association qu’aucun essai n’a étudiée en tant que telle.

Un rebord de fenêtre en pierre baigné de soleil à l’aube, avec un pied de vigne et une racine de curcuma fraîche.Un flacon de Nutriop Resveratrol PLUS posé sur le rebord de la fenêtre

Resveratrol PLUS associe les deux composés présentés dans cet article, à des doses différentes de celles des essais.

Voici donc, honnêtement, où nous en sommes. Si l’essai de deux ans et les études pilotes sur la curcumine vous intéressent, un produit contenant les deux composés est une façon raisonnable de les prendre, à condition de bien comprendre que vous les prenez dans une autre association et à d’autres doses que dans les essais. Ce que les essais étayent, en revanche, c’est la forme de l’habitude : une routine quotidienne régulière, maintenue pendant des mois, et non une cure éclair.

C’est la véritable leçon de RESHAW. Les femmes n’ont pas pris du resvératrol pendant quinze jours avant d’arrêter. Elles en ont pris chaque jour pendant un an, et les changements observés par les chercheurs étaient faibles, réguliers et visibles seulement avec le temps.



Chapitre 4 · 3 questions

Testez votre QI de longévité : quiz express du Chapitre 4

Question 1

Combien de femmes ont participé à l’étude pilote de 2026 sur la curcumine et les bouffées de chaleur, et pendant combien de temps ?

A

4 000 femmes pendant deux ans

B

40 femmes pendant 12 semaines

C

125 femmes pendant 24 mois

D

12 femmes pendant une semaine

Afficher la réponse

Bonne réponse : B.

L’étude pilote thaïlandaise a réparti par tirage au sort 40 femmes ménopausées entre 1 000 mg de curcuminoïdes par jour et un placebo, pendant 12 semaines.

Question 2

Dans l’essai de huit semaines sur la curcumine, qu’est-il arrivé aux scores de symptômes de la ménopause ?

A

Ils n’ont baissé qu’avec la curcumine

B

Ils ont augmenté dans tous les groupes

C

Ils n’ont pas été mesurés

D

Ils ont baissé dans tous les groupes, y compris sous placebo

Afficher la réponse

Bonne réponse : D.

Les scores de symptômes ont baissé dans tous les groupes, y compris sous placebo : c’est pourquoi seul l’écart avec le placebo correspond à l’effet réel.

Question 3

Qu’est-ce qui n’a PAS encore été testé dans un essai chez des femmes ménopausées ?

A

Le resvératrol et la curcumine pris ensemble

B

Le resvératrol seul

C

La curcumine seule

D

Un placebo

Afficher la réponse

Bonne réponse : A.

Le resvératrol et la curcumine ont chacun été testés séparément ; aucun essai n’a encore testé les deux ensemble dans cette population.



LE QUIZ FINAL DE MAÎTRISE

Avez-vous bien suivi la fenêtre des deux ans ?

Vous savez maintenant comment fonctionnait le plan croisé de RESHAW, ce qu’il a mesuré sur deux ans, qui en a le plus profité, ce que les femmes ont dit ressentir et ce qu’ont rapporté les premiers essais sur la curcumine. Voyons ce que vous avez retenu.

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Article complet · 5 questions

Question 1

Combien de temps l’essai RESHAW sur le resvératrol a-t-il duré pour chaque femme ?

Question 2

Quelle était la dose quotidienne de resvératrol dans l’essai ?

Question 3

Quel groupe a le plus progressé en mémoire verbale ?

Question 4

Qu’a rapporté l’étude pilote de 2026 sur la curcumine ?

Question 5

Pourquoi le groupe placebo de l’essai de huit semaines sur la curcumine est-il important ?

Réponses : 0 sur 5





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Vous savez désormais ce que la plupart des gens n’entendent jamais sur le resvératrol : dans un essai croisé de deux ans mené chez des femmes ménopausées, une dose quotidienne modeste a fait évoluer les scores cognitifs dans le bon sens, les femmes de plus de 65 ans ont le plus progressé en mémoire verbale, et les femmes elles-mêmes ont dit se sentir mieux, le tout par rapport à une année sous placebo.

Chacun de ces changements est venu d’une prise quotidienne régulière sur plusieurs mois. Deux flacons de Resveratrol PLUS vous donnent 60 jours à la dose indiquée sur l’étiquette, et grâce à cette récompense, le duo vous coûte 40 € de moins.

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Avertissement : ces déclarations n’ont pas été évaluées par la FDA ni par l’EFSA. Ce produit n’est pas destiné à diagnostiquer, traiter, guérir ou prévenir une quelconque maladie. Les résultats peuvent varier d’une personne à l’autre. Consultez un professionnel de santé avant de commencer toute supplémentation.



Liste complète des références

L’essai de deux ans sur le resvératrol (RESHAW)

1

Thaung Zaw JJ, Howe PRC, Wong RHX. Sustained cerebrovascular and cognitive benefits of resveratrol in postmenopausal women. Clin Nutr. 2021;40(3):820–829. PMID 32900519. DOI: 10.1016/j.clnu.2020.08.025. (Essai croisé randomisé, contrôlé contre placebo, d’une durée de 24 mois, 125 femmes.)

https://doi.org/10.1016/j.clnu.2020.08.025

2

Thaung Zaw JJ, Howe PRC, Wong RHX. Long-term resveratrol supplementation improves pain perception, menopausal symptoms, and overall well-being in postmenopausal women: findings from a 24-month randomized, controlled, crossover trial. Menopause. 2021;28(1):40–49. PMID 32881835. DOI: 10.1097/GME.0000000000001643

https://doi.org/10.1097/GME.0000000000001643

3

Thaung Zaw JJ, Howe PRC, Wong RHX. Does phytoestrogen supplementation improve cognition in humans? A systematic review / RESHAW 12-month interim analysis. Nutrients. 2020;12(3):828. PMID 32244933. DOI: 10.3390/nu12030828. (Analyse intermédiaire après les 12 premiers mois, 129 femmes.)

https://doi.org/10.3390/nu12030828

4

Wong RHX, Thaung Zaw JJ, Xian CJ, Howe PRC. Regular supplementation with resveratrol improves bone mineral density in postmenopausal women: a randomized, placebo-controlled trial. J Bone Miner Res. 2020;35(11):2121–2131. PMID 32564438. DOI: 10.1002/jbmr.4115

https://doi.org/10.1002/jbmr.4115

Essais sur la curcumine chez les femmes ménopausées

5

Buntoonprayuk J, et al. BMC Complement Med Ther. 2026;26(1). PMID 41877056. DOI: 10.1186/s12906-026-05358-7. (Étude pilote randomisée, contrôlée contre placebo, de 12 semaines, 40 femmes ménopausées, 1 000 mg de curcuminoïdes par jour.)

https://doi.org/10.1186/s12906-026-05358-7

6

Farshbaf-Khalili A, et al. Clinical efficacy of curcumin and vitamin E on inflammatory-oxidative stress biomarkers and primary symptoms of menopause in healthy postmenopausal women: a triple-blind randomized controlled trial. J Nutr Metab. 2022;2022:6339715. PMID 35719707. DOI: 10.1155/2022/6339715

https://doi.org/10.1155/2022/6339715



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